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TOGO | Football : SEMASSI se "substitue" à la HARC et sanctionne le journaliste Goëller Inoussa pour "manque de professionnalisme"... Lunaire !

Magloire TEKO - 13 février 2026 09:12 3 min de lecture
TOGO | Football : SEMASSI se "substitue" à la HARC et sanctionne le journaliste Goëller Inoussa pour "manque de professionnalisme"... Lunaire !

Par décision N°001/PP-SFC/-26, prise le mercredi 11 février 2026, le Président de Semassi de Sokodé interdit au journaliste Goëller Inoussa de prendre part aux émissions sportives parlant de Semassi FC de Sokodé jusqu'à nouvel ordre...

Dans sa décision dont ampliation est faite à l'interressé, le Président Nassouma Abdoulaye et son bureau interdisent, par ailleurs, au correspondant de Radio Sport FM de parler de Semassi FC dans ses correspondances avec la radio sportive. De même qu'il est tenu de s'abstenir de tout commentaire ou débats liés au club. Ce n'est pas tout. Dans sa note, le Président de Semassi interdit également au journaliste de prendre part aux séances entraînements et matchs auxquels Semassi organise ou est associé.
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Plus loin, les "Semon" indiquent également vouloir à la Ligue du Centre et à la Fédération Togolaise de Football (FTF) à qui ampliation est faite, de prendre leur décision, en ce qui les concerne pour, disent-ils, la bonne marche du club après réception de cette décision.
S'expliquant sur sa démarche, le Bureau Exécutif de Semassi estime que cette décision envisage "proteger le club et l'intéressé dans les implications conflictuelles".
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Le journaliste Goëller Inoussa...
À l'origine, le Bureau Exécutif de Semassi estime que le journaliste Inoussa Aboubacar alias Goëller Inoussa a "discrédité le club", par ses interventions sur les radios Sport FM de Lomé et Méridien FM à Sokodé, ainsi que sur les réseaux sociaux. Lesquelles interventions ne sont pas, estime-il, de nature à protéger l'image.
En effet, le club de Sokodé reproche au journaliste d'avoir confondu les faits sacrés et les commentaires. Ce qu'il considère comme un "manque de professionalisme", ayant conduit le mis en cause à "piétiner", indique le courrier, l'éthique et la déontologie de la fonction du journaliste.
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Commentaire
Loin de se tabler sur la régularité ou non des faits reprochés au journaliste, c'est une évidence que ces faits reprochés à l'homme de média relèvent de la compétence de la Haute autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC), institution habiletée à connaître des faits de dérives dans les médias au Togo. Ceci étant, cela s'avère lunaire de constater qu'un club de football s'invite sur un terrain dont il n'a ni compétence, ni ne dispose des outils nécessaires d'évaluation du travail d'un journaliste. Peu importe ce qu'on lui reproche. L'idéal dans ce cas de figure est soit de porter plainte auprès de la FTF, entité organisatrice du championnat, soit auprès de la HARC, ou alors auprès de l'Observatoire togolais des Médias (OTM), ou au pire des cas ester le journaliste à la justice, si le club se sent diffamé. Mais rien de tout ça n'a été fait.
Qu'à cela ne tienne, on se rappelle que lors de la 13ème journée, marquant la fin de la phase aller du championnat national de football de la D1 LONATO, Semassi de Sokodé accueillait dans son antre, Tambo FC de Datcha. À deux minutes de la fin du temps réglementaire, le club local a vu son but annulé, à la suite d'un hors-jeu décidé par l'officiel du match. Cette décision arbitral a malheureusement déclenché des scènes de violences au cours desquelles, l'arbitre assistant a été violemment pris à partie par des certains joueurs, membres du staff technique et supporters survoltés de Semassi. Envoyant une image très terne et rétrograde du football togolais. Une situation qui a d'ailleurs fait réagir, convient-il de le relever, l’Association Nationale des arbitres de Football du Togo (ANAFOOT) qui a fustigé ces dérives et appellé la FTF à prendre des sanctions disciplinaires contre les fauteurs de troubles.

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