Avec le Maroc comme invité d’honneur, cet événement sanctionné par « l’Appel de Bamako » a, de façon spécifique, jeté les bases d’une réflexion stratégique sur les défis technologiques, économiques et géopolitiques qui redéfinissent la pratique du journalisme à l’ère numérique.
Ainsi donc, pour une souveraineté narrative africaine, un engagement ferme est pris par les participants pour reprendre le contrôle du récit africain. Cela, partant de la revendication du droit légitime des Africains à raconter leur propre histoire, à définir leurs réalités et à porter leurs imaginaires dans l’espace médiatique mondial.
Tout en refusant les représentations simplistes, stéréotypées ou uniformes qui réduisent l’Afrique à un continent de crises permanentes, les participants en appellent aux médias africains à promouvoir un journalisme ancré dans les réalités locales, qui valorise les initiatives, les innovations, les cultures, les savoirs et les réussites africaines.
Construire une narration africaine souveraine
En clair, pour parvenir à construire une narration africaine souveraine, un appel est lancé aux institutions de formation en journalisme d’adapter les programmes aux réalités contemporaines afin de garantir la construction d’un narratif africain. De même qu’à encourager la production de contenus panafricains capables d’influencer les débats mondiaux et de renforcer la présence des voix africaines dans les espaces internationaux d’information.
Par ailleurs, ils en appellent à une coopération renforcée entre agences de presse, médias publics, médias privés et créateurs de contenus africains pour mutualiser les productions éditoriales et les ressources stratégiques.
Promotion des langues et patrimoines africains
Il a été également convenu, la promotion des langues et patrimoines africains. A cet effet, les participants, à travers l’’ «Appel de Bamako », demandent une intégration plus forte des langues africaines dans les médias, les plateformes numériques et les systèmes technologiques, afin de préserver et transmettre la richesse culturelle du continent.
Outre le défi d’une souveraineté narrative africaine, « l’Appel de Bamako » relève la nécessité d’une souveraineté numérique, la formation et le renforcement de capacités des acteurs de médias africains, la construction d’une économie africaine des médias plus structurée et viable, dans le but de garantir l’indépendance économique des médias.
Aussi, plaide-t-il pour la mise en place de mécanismes de financement endogène durables, transparents et indépendants, permettant aux médias africains de préserver leur autonomie éditoriale. Puis, encourage à l’investissement africain dans les médias.
A cet effet, l’invite est faite aux États, banques, investisseurs privés et institutions panafricaines à soutenir les entreprises de presse africaines comme des acteurs stratégiques du développement et de la souveraineté. Entre autres…
Discussion
0 commentairesAucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.