Dans son communiqué, en date de mardi 8 septembre, le Patronat de la Presse Togolaise a exposé les faits qu’il qualifie d’ “enlèvement’’ et d’ ‘’acte de barbarie’’.
Selon ce communiqué signé de son président Honoré Kokouda ADONTUI, rapportant ainsi le témoignage de la victime, des hommes en civil dont un en tenue de police, l’ont interceptée.
Sous la menace, poursuit le communiqué, ils l’ont fait monter de force dans un véhicule banalisé de type Prado qui démarre en trombe.
“Les mains menottées dans le dos et les yeux bandés, il a été conduit à plus de 55 kilomètres du lieu de son enlèvement”, rapporte le communiqué, précisant qu’au cours du trajet, ce dernier a subi, dans les mains de ses bourreaux, des actes de violences.
Francisco NAPO-KOURA, le DP TAMPA EXPRESS, la cible
“Finalement, ses ravisseurs l’ont abandonné, toujours les yeux bandés, en pleine brousse. D’après leurs propos, ils le confondaient avec Francisco Kossi Gbandi NAPO-KOURA, Directeur de publication de TAMPA EXPRESS, et Prometteur de TAMPA TV, qui serait leur véritable cible”, écrit le PPT.
Le Patront n’a pas manqué d’exprimer une vive préoccupation face la montée des menaces et des actes de violence visant les professionnels des médias au Togo.
“Le PPT condamne fermement cet enlèvement et cet acte de barbarie. Il interpelle les pouvoirs publics à agir pour que le Togo ne devienne pas un territoire des ravisseurs des journalistes indépendants et où l’impunité a bâti sa maison de retraite”, indique cette organization professionelle.
Le PPT exige l'ouverture d'une enquête
En consequence, il exige des autorités compétentes l’ouverture immediate d’une enquête pour faire toute la lumière sur cet enlèvement qualifie d’ “odieux”, l’identification et la traduction des auteurs de ces actes devant la justice, conformément aux lois en vigueur, puis les interpelle également à garantir la sécurité de tous les journalistes, y compris ceux en mission hors de Lomé.
Se rappelant de l'assassinat des journalistes Norbert Zongo du Burkina Faso et Martinez Zogo du Cameroun, deux cas qui demeurent encore vivaces dans les esprits, le PPT en appelle également les chancelleries accréditées au Togo, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à se mobiliser pour la protection des journalistes indépendants dans le pays.
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