Face à l’évolution importante qu’il connait, marquée surtout par le développement du marché, la diversification des produits ainsi que la multiplication des acteurs intervenant dans la chaîne d’approvisionnement et de distribution, le secteur du médicament et autres produits de santé au Togo se doit de se réinventer. Ceci, afin de garantir la disponibilité, l’accessibilité, la qualité, la sécurité et la maîtrise des coûts des produits de santé.
Prendre le taureau par les cornes
C’est dans cette perspective que s’impose, aujourd’hui comme nécessité, le renforcement du cadre institutionnel de régulation. Un défi auquel répond une disposition prise, cette semaine, par le gouvernement togolais qui, réunit lundi en conseil, a adopté le décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’Agence nationale de régulation du médicament et autres produits de santé.
Dans son approche, cette agence, explique le Gouvernement, contribuera au renforcement de la surveillance du marché, de l’inspection pharmaceutique, des mécanismes de vigilance et du contrôle de la qualité des produits de santé. Ceci, tout en favorisant une meilleure coordination des interventions des différents acteurs du secteur.
"Protection de la santé publique''
« Cette réforme vise à renforcer durablement les capacités nationales de régulation et à assurer un exercice plus efficace, cohérent et adapté des missions de protection de la santé publique », lit-on dans le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres.
Le gouvernement s’explique qu’il entend, à travers cette réforme, consolider la gouvernance du secteur pharmaceutique, renforcer la sécurité sanitaire et garantir aux populations un accès à des médicaments et autres produits de santé de qualité, sûrs et efficaces.
Aussi, ajoute-il, la réforme contribuera également à créer un environnement plus favorable au développement de la production pharmaceutique nationale et à la consolidation de la souveraineté sanitaire du pays.
Une réforme déterminante
C’est, en somme, une étape déterminante dans la réforme du système national de régulation du secteur, de sorte à trouver solution aux différentes contraintes institutionnelles, techniques et opérationnelles qui hypothèquent, jusqu’alors, la gouvernance du secteur.
Lequel secteur, convient-il de le souligner, est très gangrené par l’inquiétant développement du marché illicite et la circulation de produits de santé de qualité inférieure ou falsifiés, qui, à l’arrivée, constituent des risques majeurs pour la santé publique.
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