Démarrée lundi 24 août 2026, la rencontre réunit aussi les experts et facilitateurs engagés dans la mise en œuvre de l’accord et se veut un cadre d’appropriation par ces acteurs proches des communautés, du contenu de cet accord.
Adopté en juin 2023 et couvrant plus des deux tiers des océans, l’Accord BBNJ est mis en œuvre depuis janvier 2026, avec une forte implication de la diplomatie française. Il vise notamment à assurer la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine dans les zones situées au-delà de la juridiction nationale.
Il s’agit ainsi, à travers ce conclave, d’outiller la société civile togolaise sur le cadre d’application de cet accord, les modalités de mise en place des outils de gestion spatiale, notamment des aires marines protégées.
L’Accord BBNJ vise également l’évaluation des impacts environnementaux des activités marines. Il prévoit aussi des mécanismes de renforcement des capacités et de transfert de technologies marines, en particulier à destination des Etats parties en développement. Des informations qui seront partagées à travers cet atelier.
« Pour le Togo, la mer n’est pas seulement une frontière. Elle est un espace de vie, de production, de coopération et de responsabilité, reliant les communautés, les collectivités, la société civile et l’Etat", a indiqué Laré Penn, Chef de Cabinet au Haut Conseil pour la mer.
Il a poursuivi en précisant que les collectivités territoriales ont une responsabilité de proximité irremplaçable. Car, explique M. Penn, elles connaissent les besoins, les vulnérabilités et les dynamiques communautaires.
"Leurs implications est indispensable pour traduire les engagements internationaux en action utile aux citoyens », a-t-il indiqué.
« Cet atelier vient à point nommé pour mobiliser nos communautés surtout les sensibiliser sur les bienfaits de l’accord BBLJ, qui se veut un outil de développement de notre pays à travers la communauté", a laissé entendre Togbui Mawuli Aklassou IV, Chef de canton de Bè.
Le garant des us et coutumes a rassuré le Haut Conseil de la mer et toute la communauté nationale et internationale de la disponibilité de la chefferie traditionnelle à accompagner les autorité du pays dans ce processus, surtout dans la mobilisation et la sensibilisation de leurs communautés.
Pour Barthelemy Batieno, Coordonnateur régional Projet WASOP-3, la société civile est un relai essentiel entre les communautés et l’Etat et il est important qu’elle soit imbibée du contenu de l’accord.
« Il était essentiel d’associer la société civile qui est un relais essentiel entre les communautés et l'Etat pour pouvoir partager les préoccupations au niveau des communautés, mais aussi joue un rôle de mise en œuvre de façon efficace là où parfois l'Etat ne peut pas intervenir. La société civile se trouve ici être le centre de nos discussions au cours des deux jours autour du traité pour les faire comprendre quel est le contenu de ce traité, quelles sont les attentes de ce traité et qu'est-ce que cela peut apporter au Togo en tant que pays et qui a aussi un intérêt stratégique à jouer au niveau de ce traité dans sa mise en œuvre », a-t-il précisé.
Démarré lundi, cet atelier, convient-il de le rappeler, prend fin ce mardi.
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